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Newsletter du 07/06/2017

Tourrettes sur loup

Newsletter du 07/06/2017

Journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine

Jeudi 8 juin 2017

La journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » en Indochine a été instituée par le décret du 26 mai 2005 et le 8 juin est devenu la date officielle de commémoration des victimes de la Bataille de Diên Biên Phu. Cette date correspond au jour de l’inhumation du soldat inconnu d’Indochine à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais) en 1980. C'est l'occasion pour le maire de revenir sur un conflit dont la mémoire est parfois laissée dans l'ombre

Guerre d'Indochine 1946-1954Ancrer le passé dans les mémoires

Les combats d'Indochine sont très mal connus car ce territoire de l'empire français était lointain et les combattants étaient des soldats professionnels venus de métropole, des territoires d'AFN, d'AEF et d'AOF et issus de populations locales. Toutes les opérations militaires se déroulèrent dans la plus grande indifférence de nos compatriotes jusqu'au coup de tonnerre de la défaite après une résistance héroïque de nos troupes dans la cuvette de Dien Dien Phu en mai 1954. Il faut comprendre qu'à l'époque cette indifférence, le manque de moyens accordés par les gouvernements successifs, l'hostilité interne et violente de certains partis et la pression internationale grandissante pour que la FRANCE engage une politique de décolonisation n'ont jamais freiné nos troupes dans l'accomplissement de leurs missions dans un environnement particulièrement difficile.

N'oublions jamais ces soldats tombés sur le sol indochinois, leur souvenir doit rester associé à celui des combattants des deux guerres mondiales.

Deux tourrettans, Gabriel Musso et Michel Ventura sont morts pour la France en 1945 et 1948 loin de leur village, ils reposent respectivement au mémorial de FREJUS et au cimetière de TOURRETTES, leurs noms sont inscrits sur notre Monument aux Morts.

Le Maire,
Damien Bagaria
 

Message de Madame la Ministre des Armées

Il y a 63 ans, les armes se taisaient en Indochine, mettant fin à un siècle d'épopée française en Extrême-Orient ainsi qu’à une guerre de huit ans commencée au lendemain de l’occupation japonaise.
Loin de leurs foyers, sur des terrains inhospitaliers, face à un adversaire insaisissable, sans cesse mieux armé et numériquement supérieur, les combattants du corps expéditionnaire français ont lutté inlassablement, avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l'admiration et imposent le respect.
Du milieu des rizières du Delta aux très nombreux postes isolés de la Haute Région, nos soldats ont livré quotidiennement des batailles anonymes, mais aussi des combats devenus légendaires comme ceux de la RC4, et bien d’autres dont les noms sont à jamais gravés dans nos mémoires. Enfin le 7 mai 1954, après cinquante-sept jours de résistance et de combats acharnés, les 15 000 défenseurs du camp retranché de Dien-Bien-Phu sont finalement submergés par les troupes vietnamiennes, bien supérieures en nombre, menées par le général Giap.
Leur sacrifice est immense. Leur tribut fut celui de la souffrance, du sang, et de la mort. De 1945 à 1954, près de 100 000 soldats de l'Union française tombent en Indochine. Plus de 76 000 sont blessés. 40 000 sont faits prisonniers dont 30 000 ne reviendront jamais.
L'éclat de leur bravoure, le panache de leur engagement, leur sens du devoir et du sacrifice suprême au seul service de la Nation ne rencontreront alors en métropole, que trop souvent, l'indifférence, parfois l’ingratitude.
Aujourd’hui, ne les oublions pas.
Qu’ils aient été parachutistes, légionnaires, tirailleurs, gendarmes, marins, aviateurs, médecins, infirmières, qu’ils aient été coloniaux ou métropolitains, tous sont « Morts pour la France », héros anonymes tombés au champ d’honneur, au détour d'une piste, dans la boue d'une rizière, dans un camp de prisonniers.
Que les combats de nos soldats en Indochine puissent rester gravés à jamais dans la mémoire du peuple français.
Dans un monde où la paix n'est jamais acquise, que le souvenir des exploits de nos combattants, la force de leur engagement pour la défense des valeurs universelles de Paix et de Liberté portées bien au-delà de nos frontières nous obligent et nous aident à rester debout, en citoyens libres, vigilants et déterminés.
Honneur aux combattants d'Indochine !

Sylvie GOULARD