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Newsletter du 07/06/2015

Tourrettes sur loup

Newsletter du 07/06/2015

Hommage aux « morts pour la france » en Indochine

Le lundi 8 juin 2015

Deux tourrettans sont tombés en Indochine, Gabriel Musso en 1945 et Michel Ventura en 1948; ayons une pensée pour eux en cette journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine.

Message à l'occasion de la journée nationale d'hommage
aux « morts pour la france » en Indochine

En cette journée nationale dédiée aux "morts pour la France" en Indochine, notre pays a, une fois de plus, rendez-vous avec son histoire et sa mémoire combattante.

En près de 15 ans de combats, de 1940 à 1954, les soldats d'Indochine ont laissé derrière eux une trace indélébile de bravoure et d'abnégation.

Sur cette terre lointaine, des soldats de toutes les armes, des légionnaires, des coloniaux, des tirailleurs, des gendarmes, des marins, des aviateurs, des médecins, des infirmières, ont lutté avec un dévouement indéniable pour préserver l'honneur de notre pays.

Face à l'occupant japonais, de 1940 à 1945, ils ont maintenu la présence française en Indochine. Il y a 70 ans, à l'issue du coup de force japonais mené le 9 mars 1945 sur les garnisons françaises, tandis que certains d’entre eux réussissent à se replier en Chine, d’autres sont fait prisonniers et exécutés. C’est à tous ceux-là qu’un hommage fut rendu en 1952 lorsque  Edmond Grethen, grande figure de la Résistance indochinoise, fusillé à Thakhet le 16 mars 1945, fut inhumé au Mont-Valérien.

Contre le Vietminh, de 1946 à 1954, des combattants venus de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique Noire, ont été engagés, aux côtés de leurs frères d'armes indochinois, dans des conditions extrêmes. Ils ont lutté dans la boue des rizières, sur le sommet d'un piton calcaire, sur une piste forestière ou dans un petit poste isolé, contre un ennemi insaisissable et toujours mieux armé.

Ils étaient guidés par un sens du devoir et une foi infaillible en la France.

Les assauts, les embuscades ou les combats au corps à corps, n'ont pourtant constitué que le début de leur calvaire. Pour les survivants des derniers combats, ce furent ensuite les camps de rééducation politique, dont plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais.

Ce courage dont ont fait preuve les combattants d'Indochine est à ériger en exemple.

En cette journée nationale, souvenons-nous qu’ils furent les premiers d'une très longue lignée de soldats à intervenir loin du sol de France. Ils menèrent leur mission avec une volonté qui force le respect.

Aujourd’hui comme hier, sur les différents théâtres d’opérations où ils sont engagés, nos soldats défendent la République française et ses valeurs avec courage et professionnalisme. Ils accomplissent leurs missions avec une détermination qui fait honneur à leurs aînés, à l’histoire qu’ils ont écrite et à la nation tout entière.