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[Archives] - Livres

(Livre-Tourrettes-en-son-pays)-Les Valettes

Tourrettes en ses châteaux-2

    Le château des Valettes
  1. Historique
  2. L’Amiral de Grasse

  3. Chapitre suivant: Le château de Courmettes

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Historique.

    Dès 1024 est cité le castrum des Valettes (Castrum Valettis) près de celui de Tourrettes. Il existe  donc déjà une place forte près du passage du Loup. On se souvient qu’en 1224 le Comte de Provence, Raymond Bérenger V offre à Hugues Sicard « les droits de Torretis sauf la calvacade... »
En acceptant les faveurs de son suzerain, le noble campagnard se sépare de sa famille en lutte contre le pouvoir comtal. Il  élève contre son château familial de Tourrettes celui des Valettes qui bloque la route de Vence à Grasse, reliant les deux sièges épiscopaux voisins, d’où son importance. Hugues Sicard en devient l’unique propriétaire en renonçant à ses parts sur le château de Tourrettes.

        En 1386, le 9 mai, la reine Marie de Blois, mère et tutrice du jeune Comte Louis II de Provence, confirme que Bertrand de Grasse, fils de Bertrand le « Récatille », le mal peigné, est bien seigneur du Bar, les Valettes, Courmettes, etc… dans les privilèges accordés par les Comtes Charles I°, Charles II, Robert et Louis II de Provence à ses ancêtres successifs.
    Mais  Bertrand de Grasse du Bar n’est pas le seul propriétaire des Valettes puisqu’il acquiert  de Hugon de Saint Laurent, le 10 mai 1390, le quart des Valettes et le 19 janvier 1395 il obtient confirmation de cette vente par Raimond de Carros, seigneur des Valettes, qui lui vend le reste le 23 novembre 1400. Le 4 décembre suivant, il paie à Monet de Saint Laurent le reste du prix de cette terre par un acte où il se qualifie de « chevalier et professeur ès lois ».

    En janvier 1414, Louis II lui fait remise des droits d’albergue pour son domaine  des Valettes « qui avait été dépeuplé par les guerres ».  Il n’est plus qu’une « vaste solitude inhabitée ».

(Selon le Marquis de Grasse)

    Enfin, le 18 décembre 1421, il reçoit de la reine Yolande, femme du roi René, les régales et juridictions de ses terres des Valettes, de Courmes et de Courmettes... confirmées par le roi René lui-même en 1442.
    En 1437, le roi René lui ordonne par lettre de juger le différend expliqué dans une pétition venant du seigneur Paulet de Villeneuve-Tourrettes, concernant une source captée à Tourrettes et desservant les habitants de Saint-Paul. C’est l’éternelle querelle entre les deux communautés voisines...

    Au XV° siècle, le domaine est repeuplé grâce aux comtes. Les champs abandonnés sont  repris en main par les nouveaux venus ou par les habitants du Bar dont la population a beaucoup augmenté.

    A la mort du comte Bertrand, vers 1455, le domaine des Valettes va passer dans les mains de son troisième fils Charles après la mort de ses deux fils aînés. En 1499, Jacques fils de Charles prête hommage pour le Bar, les Valettes, Canaux, Courmettes... renouvelé en 1515. Il meurt en 1520. Pour administrer les biens de ses enfants, sa veuve donne procuration à Antoine Villeneuve- Tourrettes, qui avait épousé sa cousine Jeanne de Grasse. Claude petit-fils de Jacques est seigneur des Valettes et Courmettes... Il   teste en 1560 et nomme son cousin Honoré II de Villeneuve- Tourrettes comme exécuteur testamentaire. L’esprit de famille fait la force des Grands...

    Mais au XVI° siècle, les champs de céréales et de légumes ne sont plus  rentables; ils sont peu à peu abandonnés, la forêt reprend ses droits. Sous le règne de Henri IV, vers 1609, le château des Valettes est restauré: une belle demeure remplace la fortification qui protégeait jusqu’alors le petit pont sur le Loup. Nous retrouvons les ruines de l’ancienne bâtisse dans les caves du château actuel. Autour du domaine, la colline est plantée d’oliviers, d’orangers et de vignes.
    Dans un contrat d’héritage du 14 juin 1638,  «  la terre et seigneurie des Valettes avec toute sa juridiction, haute, moyenne et basse justice, terre, bâtiments, bois du Claux, droits, facultés et dépendances, est estimée à 7 000 livres ». Cette juridiction inclut également le droit de mort par pendaison sur un gibet placé à l’ouest du château, non loin de la route, à la vue des passants.
    Par un acte du 17 octobre 1642, nous apprenons que le domaine des Valettes est en « insolutumdation », en indivis; Charles du Bar transige avec ses frères et soeurs encore vivants, il cède cette terre, pour 54 000 livres, à son frère Honoré, auteur de la branche Canaux Valettes. En juin 1649, ce même Charles met sur pied, par ordre du roi, 500 hommes pour former le régiment  du nom de « Monsieur de Valettes » son jeune fils.

    Le 10 juillet 1671, les habitants des Valettes se plaignent officiellement de ne pas avoir de chapelle de ce côté-ci du fleuve. Une petite chapelle est alors construite, peu après, au bord de la route, sous le château.

    De génération en génération, le domaine des Valettes va rester aux mains de la famille de Grasse du Bar jusqu’au moment où l’héritière unique, Claire, Véronique, Charlotte  fille de Charles- Joseph de Grasse du Bar, seigneur des Valettes, épouse le seigneur de Tourrettes, Joseph César de Villeneuve, le 19 juillet 1756. Dans la succession de Charles Joseph de Grasse, en 1776, la terre des Valettes est estimée à 124 180 livres, dont 3 521 livres de revenus. Mais elle reste aux mains de la famille Grasse Canaux-Valettes.  

L’Amiral de Grasse.

        Au début du XVIII° siècle, François de Grasse, dit « Marquis de Grasse » (1681-1723), seigneur de la branche des Canaux-Valettes et de Mauvans,  est capitaine du régiment de Villegagnon Dragons. Il se jette dans Vence, en 1707, avec ses 50 dragons pour délivrer la ville assaillie par les Impériaux. En 1713, il renonce à la terre de Mauvans. Il a épousé en 1709 Véronique de Villeneuve-Barrème, soeur de la comtesse Marguerite du Bar, dont il a dix enfants. Sa fille Elisabeth Marie Victoire est dite « Mademoiselle de Mauvans » tandis qu’une autre de ses filles, Marguerite Véronique, est appelée « Mademoiselle de Saint Arnoux ». Chaque enfant porte alors le titre d’une des propriétés du seigneur, ce qui permet de retrouver la trace de ces domaines...
    Le dixième enfant est un garçon prénommé François-Joseph, mieux connu sous le nom d’Amiral de Grasse. Sur son acte de baptême, nous apprenons que « François-Joseph-Paul de Grasse, fils de François de Grasse et de Véronique de Villeneuve, est né le 13 septembre 1722 et a été baptisé au Bar le 14. Parrain: Joseph de Grasse son frère; marraine: Suzon de Grasse sa soeur».
    En réalité, le futur amiral est né au château des Valettes, maison de campagne de la famille de Grasse du Bar. Cette propriété, sise à quelques lieues du village, de l’autre côté du Loup, fait partie de la paroisse du Bar. C’est un bâtiment carré de trois étages dans le style typique provençal. Orienté en plein midi, ses terrasses ensoleillées donnent sur le petit fleuve, c’est une halte paisible dans un cadre enchanteur. Toute l’année, la famille de Grasse au grand complet habite le sombre château fortifié du Bar. La mère du futur amiral, Véronique, rend visite à sa soeur Marguerite la marquise, veuve et propriétaire des lieux, en villégiature aux Valettes, quand elle met au monde l’enfant, « accidentellement ». Le nourrisson est baptisé le lendemain à l’église du Bar. C’est ainsi que François-Joseph est appelé « Chevalier des Valettes ». A un an il perd son père. C’est un enfant turbulent qui aime jouer à la guerre et entraîne une bande de jeunes garçons agités dans les gorges sauvages du Loup. Il est têtu et d’humeur difficile; on dit de lui qu’il est « bien né mais insuffisamment fouetté »... Il préfère les efforts physiques et violents aux travaux de l’esprit.

 (Selon Jean-Jacques Antier).

    Il est élevé par un précepteur dans la bibliothèque de la tour sud-est du château du Bar. Ce château médiéval avait été restauré au XVII° siècle par l’ouverture de larges fenêtres qui donnaient sur des jardins en terrasse, couverts de fleurs et d’arbres rares. Les salles voûtées  des soubassements, soutenues par d’épais piliers, mènent aux souterrains que les enfants empruntent pour aller dans la montagne.

    Pendant la saison de la chasse, tout le monde est réveillé de bonne heure au son des cors. La belle compagnie se rend à cheval sur le domaine des Valettes,  les dames Marguerite et Véronique, portant le bébé dans ses bras, y vont en calèche. La descente jusqu’au Loup se fait sans encombre, la montée de la Verrière vers le bois de Courmettes fait souffler les chevaux. Le rassemblement a lieu au croisement de la route de Tourrettes à Saint-Arnoux, sur les hauteurs du domaine. Les dames sont restées au château à la campagne, avec les jeunes enfants. Les piqueurs rabattent le gibier, les cavaliers se dispersent dans le bois pour forcer « cerfs, cabrolles et sangliers ». Après l’hallali sonné par les cors, la soirée commence au château des Valettes: le gibier est rôti dans les grandes cheminées, les récits historiques, les poèmes et les chants des cors de chasse divertissent l’assemblée. Le retour au village du Bar se fait tard dans la nuit, à la lueur des torches portées par les valets.

*****

    On ne peut pas passer sous silence la vie de ce géant des mers, ce stratège émérite qui donnera sa vie et ses forces au service du roi et de la France, et en sera si peu remercié. Sa lutte constante contre la flotte anglaise, trois fois mieux armée que la marine française, pour reconquérir les îles des Antilles productrices de sucre, d’indigo et de coton indispensables à l’Europe, son aide à la jeune  Amérique  pour obtenir son Indépendance,  fera de lui un héros  et emportera l’admiration de ses alliés et surtout… de ses ennemis !
    Mais ceci se passera outre Atlantique, loin de la Cour de Versailles et de ses fastes, de ses manigances et ses pirouettes : bref, dans un autre monde.
    En France, son honnêteté, son intransigeance, sa franchise lui mettront à dos le roi, la Cour et toute la Marine sauf quelques amis officiers fidèles et impartiaux, et feront son malheur…

    Ce grand homme est un homme grand : bâti en athlète, il mesure plus de deux mètres de haut et ne connaît pas sa force. Il l’apprend à ses dépens en punissant un matelot qu’il envoie « de bâbord à tribord » s’écraser sur le pont du navire. Il le croit mort, il évitera de recommencer. D’ailleurs, l’équipage a compris. Ses soldats le craignent et l’aiment car ils ont  confiance en lui. Dans l’action, de Grasse est rayonnant, ses canonniers disent de lui : « Notre capitaine a 6 pieds 3 pouces, mais c’est 6 pieds 6 pouces qu’il mesure au combat ». De Grasse est très autoritaire et exige une obéissance absolue. Sa vie sera droite et fidèle à ses valeurs.

*****

    A onze ans, le futur amiral est reçu à la compagnie des gardes de la Marine de Toulon, ancêtre de notre Ecole Navale, puis il est admis à la « pagerie » du Grand Maître de l’Ordre de Malte.
Il passe trois ans à Malte où il reçoit l’enseignement pratique et théorique des futurs Chevaliers. Il sort en mer sur des galères pour combattre les barbaresques de la Méditerranée. Trois ans après, il rejoint l’école des gardes de la marine de Toulon et reçoit le baptême du feu à la bataille du Cap Sicié. Il devient Enseigne de Vaisseau en 1734, puis Lieutenant de Vaisseau en 1754, enfin Capitaine de Vaisseau et Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis à l’âge de quarante ans. A bord du « Robuste », il commande une division de 74 canons à la bataille d’Ouessant, en 1778. L’issue de la bataille est indécise malgré la rage du vaillant capitaine qui n’en a pas le commandement. Mais la flotte anglaise, toute puissante sur les mers, réalise qu’elle doit compter maintenant sur la force de la marine française qu’elle croyait moribonde...

    Pendant ce temps, les Anglais et les Français se disputent les îles des Antilles, tandis que les Américains veulent « bouter » les Anglais hors de leur pays. A la tête de ses quatre vaisseaux, François de Grasse fonce sur les Antilles rejoindre l’amiral d’Estaing. Ils mettent à mal la flotte anglaise qui prudemment s’échappe. Les Français ont un moral d’acier... Les « insurgents » américains demandent de l’aide mais le mauvais temps empêche la flotte française d’accourir à leur secours.
    François de Grasse est atteint par les fièvres, les tempêtes rendent le retour long et pénible. A son arrivée en France, il apprend le décès d’une de ses filles et celui de sa deuxième femme. A bout de forces, il demande au roi sa mise en disponibilité, il a 59 ans. Mais Louis XVI refuse cette décision, le reçoit à Versailles le I° février 1781, le nomme Commandeur de l’Ordre de Saint-Louis et lieutenant général des armées navales, grade qui correspond à celui actuel de vice-amiral. Il est en outre chargé de porter aide aux alliés américains.

    Avec la fougue qu’on lui connaît, de Grasse fait remettre en état, dans un temps record, à Brest, la flotte endommagée par les rudes batailles, et recrute des équipages. Fin mars 1781, il contemple avec bonheur, du haut de la dunette du superbe vaisseau-amiral, le « Ville de Paris », armé de 104 canons, les 28 vaisseaux, 6 frégates, 2 corvettes et 2 cotres placés sous ses ordres. Le 22 mars, la flotte quitte Brest et met le cap sur les Antilles où elle arrive fin avril après une traversée fulgurante. Elle met à mal six vaisseaux anglais, mais la victoire n’est pas totale à cause de l’indécision de l’arrière-garde française menée par Bougainville. La flotte anglaise fuit devant l’attaque française! On peut dire que de Grasse est pour beaucoup dans la gloire de l’armée navale de cette époque grâce à sa vivacité d’action, son esprit de décision, son ardeur et son enthousiasme.

    Les Américains l’appellent à leur secours. Sans hésiter, de Grasse, répond à leur appel. Les Anglais l’attendent en force à New York. De Grasse déjoue leur plan en se rendant dans la baie de Chesapeake, abandonnée depuis peu par l’ennemi...Washington laisse éclater sa joie. La bataille de Chesapeake est violente. Les Anglais accourus ont laissé le temps aux Français de se mettre en ordre de combat dans les meilleures conditions, la flotte française est devenue invincible...

   Malgré les ordres de Versailles de regagner les Antilles, de Grasse choisit de s’engager dans la bataille de Yorktown pour aider Washington. Au bout de six jours de lutte féroce, les Anglais cessent le combat, la capitulation est signée le 19 octobre 1781. Deux jours plus tard, Washington et La Fayette se rendent à bord du « Ville de Paris »  pour remercier l’amiral. Washington déclarera plus tard: « Vous avez été l’arbitre de la guerre ».


Le « Ville de Paris », vaisseau de premier rang, bâtiment amiral du comte de Grasse.

(Musée de la Marine de Grasse, capitale mondiale des Parfums)


    Sa mission accomplie, l’amiral de Grasse peut enfin obéir au roi et faire route vers les Antilles aux mains des Anglais. Mais les vents changeants, les courants variables entre les îles et surtout l’indiscipline de certains officiers provoquent la défaite de la flotte française. Le « Ville de Paris » est isolé et démâté sous le feu convergeant de 200 canons. De Grasse doit se rendre. Des 1100 hommes de son équipage, seuls 100 hommes et 3 officiers sont indemnes. L’amiral est fait prisonnier, il est transféré sur le « Formidable », où Rodney, l’amiral ennemi,  le reçoit avec tous les honneurs d’un héros et l’invite à sa table. Pourtant la défaite n’est pas terrible: seuls cinq vaisseaux français sont perdus, tandis que 25 navires anglais sont mis à mal et 1500 marins ennemis sont hors de combat.

    A Londres, l’amiral de Grasse est reçu avec faste, ovationné par la foule. Le roi lui offre résidence dans des appartements au palais royal de Saint-James, ce que notre héros refuse afin de rester avec ses officiers. Tous les frais des détenus sont offerts par le gouvernement. Il n’est pas le prisonnier de guerre mais l’invité de marque dont on célèbre le courage exemplaire. Le roi d’Angleterre lui rend son épée, des artistes de renom font son portrait, il est reçu dans l’aristocratie anglaise. Avec le premier ministre britannique, il élabore un projet de traité de paix qu’il est chargé de présenter au roi Louis XVI qui l’accepte. C’est le traité de Versailles du 3 septembre 1783. Entre temps l’Amérique a gagné son Indépendance.

 


Le croiseur De Grasse

   L’amiral de Grasse peut enfin goûter un repos bien mérité dans son château de Tilly en Ile-de-France. Mais son bouillant caractère ne le quitte pas. Il tient à se rendre justice et accable Bougainville « de n’avoir pas obéi aux signaux et d’avoir abandonné le vaisseau amiral ». Mais ces propos accablant le célèbre navigateur soulèvent la colère du roi et du ministre qui ne lui pardonnent pas le scandale soulevé, même pour sauvegarder son honneur. Il est banni de la cour et invité à « retourner dans sa province ». De Grasse s’isole donc dans son château de Tilly, il y reçoit les témoignages d’estime et d’amitié de la part des Américains. L’Amérique lui envoie quatre canons pris aux Anglais à la bataille de Yorktown,     « en témoignage des services inappréciables...  reçus de lui dans cette mémorable journée ». Mais l’amiral est usé, il meurt à Paris le 14 janvier 1788 dans sa maison de la rue Saint-Honoré. Il est enterré à Saint-Roch, sa paroisse parisienne, son coeur est déposé dans l’église de Tilly.

 


Armes du De Grasse

   On cherche à l’oublier, mais en 1946, la Marine française donne son nom à un croiseur, le « De Grasse » dont la ville de Grasse est la marraine, puis à un transatlantique entre Le Havre et New York en 1947 et enfin à une frégate en 1974 . Les villes de Grasse et Bar-sur-Loup sont heureuses d’être le lieu de naissance de ce grand héros de l’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique dont les Américains n’oublient pas de célébrer la mémoire chaque année en octobre, en envoyant un de leurs représentants à la commémoration faite par ces deux villes. (Selon l’Association des Amis du Musée de la Marine de Grasse).
    En juin 1966, sur la frégate du « De Grasse », les marins assistent à l’explosion de la bombe nucléaire « Antarès » sur l’atoll de Mururoa dans le Pacifique. Sur le pont, les hommes reçoivent l’ordre de se retirer à l’intérieur du navire. Mais l’explosion est plus importante que prévue.
    Dernièrement, la frégate a perdu son sonar dans le golfe de Gascogne, où il gît à plus de 1000 mètres de fond…

*****

    Mais l’Histoire suit son cours. Déjà grondent les canons de la Révolution. Comme tous les châteaux, celui des Valettes est saisi comme biens d’émigrés. Cinq propriétaires différents se partagent la bâtisse et la laissent se dégrader. C’est en 1962 qu’un avocat de Londres, M. Philip Frère, l’achète et commence à le restaurer. Après lui, M. Edward Pineles, complète sa restauration, lui rendant son faste d’antan

     Non loin de la superbe grille qui clôt la propriété, un pauvre cabanon cache sa misère au pied de trois grands cyprès, à l’intercession des routes de Tourrettes et des basses gorges du Loup: c’est peut-être les restes de cette petite chapelle Saint-Pierre, transformée en garage à la Révolution, et abandonnée depuis…

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Bibliographie